Lexique de la peinture - Vocabulaire

ACRYLIQUE : pigment synthétique, initialement destiné au marché industriel, et commercialisé en 1950. Cette peinture au séchage rapide donne des tons plus vifs que ceux de la peinture à l'huile, mais laisse également sur le tableau un fini impersonnel.

ANAMORPHOSE : Peinture qui distend les formes en leur donnant une apparence nouvelle, aussi lisible en face de la composition, que si l'on se déplace sur les côtés du tableau, le sujet "suit" le déplacement de l'oeil de l'observateur, lisible également si l'on place un miroir cylindrique devant le tableau. Style surtout utilisé dans la Peinture Ancienne.

APLAT : plan de couleur, uniforme, sans volume ni matière.

BAUHAUS : Académie Allemande fondée par Gropius en 1918, pour attribuer à l'architecture une position à même de donner leurs impulsions aux Arts et Art Appliqués.

BITUME : produit goudronneux utilisé autrefois pour exprimer des tons roux, mais qui occasionna beaucoup d'altérations dans les couches picturales du fait de sa difficulté à sécher, et vira au noir en vieillissant, (à bannir).

CAMAIEU : emploi d'une seule couleur dans des tons différents.

CANON : ensemble de règles servant à déterminer les proportions idéales du corps humain, (l'origine remonte à la statuaire grecque).

CHASSIS : Cadre de bois, avec ou sans Traverse (selon le format), sur lequel la Toile (de Lin, de Coton ou en Polyester) est tendue.

CIMAISES : murs d'une salle d'exposition, dans une galerie ou un musée.

CINABRE : sulfure naturel de mercure, de couleur rouge (vermillon).

CLAIR-OBSCUR : équilibre réalisé dans le tableau, entre l'ombre et la lumière, pour créer le volume et le modelé.

COULEURS PRIMAIRES : le rouge, le jaune et le bleu.

COULEURS SECONDAIRES : le vert, le violet, l'orange.

DETREMPE : couleurs broyées dans de l'eau, puis délayées au moment de peindre avec de la gomme, ou de la colle de peau tiède. Préparation soignée du support, enduit, ponçage, (les Romains, les Grecs, les Etrusques).

DRIPPING : technique de peindre inventée par l'américain Jackson Pollock, en 1947, qui consiste à produire des jets de peinture à partir d'une boite métallique percée.

EAU-FORTE : technique de gravure produisant une estampe (feuille), imprimée en plusieurs exemplaires, et obtenue au moyen d'une planche métallique (cuivre), « mordue » par un mélange d'eau et d'acide nitrique.

EMBU : Aspect terne d'un tableau, impression de peau, dus à la superposition de couches d'huile qui n'ont pas suffisamment séchées entre elles.

EMPATEMENT : traces épaisses de peinture, laissées volontairement ou non par le passage du pinceau.

ENDUCTION : couche(s) de matière (enduits à la céruse à l'huile, ou enduits à la colle de peau mélangée à du blanc, craie, plâtre), posée(s) sur le support vierge, pour apprêter le fond.

ESSENCE DE TEREBENTHINE : essence obtenue par distillation de la résine tirée du pin, ou du pistachier.

ESSENCE D'ASPIC : tirée de la lavande mâle.

TEREBENTHINE DE VENISE : tirée du mélèze, en été se présente comme un liquide sirupeux. En hiver, se présente comme un baume plus consistant (voir ci-dessous).

BAUME DE TEREBENTHINE DE VENISE : plastifiant exceptionnel qui permet des superpositions dans le frais sans provoquer d'embus. Cher mais efficace. Assez long à sécher.

FACTURE : (la) manière dont le peintre travaille avec sa brosse (pinceau). Tableau de "bonne" ou "mauvaise" facture.

FIXE SOUS VERRE : peinture que l'artiste a réalisé au verso d'une plaque de verre.

FOND : recto du support (bois ou toile), sur lequel l'artiste va travailler.

FRESQUE : peinture murale généralement de grand format, réalisée sur un enduit frais.

FROTTIS : trace assez rugueuse et sèche, réalisée avec de la peinture à l'huile.

FUME : (fumé), épreuve d'essai d'une gravure réalisée sur bois.

GESSO : enduit de Fond, confectionné avec de la poudre de marbre et de plâtre.

GLACIS : couche de peinture peu chargée en pigment, mais très diluée, et qui appliquée sur une couche opaque en modifie la couleur en suggérant la transparence.

GOMME ARABIQUE : résine visqueuse et transparente qui s'écoule de certains acacias, à l'origine en Arabie.

GOUACHE : pâte colorée qui se dilue à l'eau, comme l'aquarelle, et qui obtient son épaisseur, dans la détrempe, par l'apport de gomme (acacia).

GRAPHITE : carbone naturel ou artificiel cristallisé, gris-noir, friable et tendre.

GRISAILLE : peinture monochrome en camaïeu gris.

HUILE : (peinture à l'huile). L'agglutinant par excellence, le liant qui sert à "véhiculer" les couleurs sur le support.

L'Huile de Lin est la plus utilisée, la meilleure qualité est obtenue par compression de graines de lin séchées au préalable. Ses caractéristiques sont la siccativité, la coloration et la teneur en acide gras.

L'Huile d'Oeillette est extraite du Pavot Noir, peu utilisée aujourd'hui.

L'Huile de Noix, utilisée autrefois par les Vieux Maîtres.

INFORMEL : (art) qui n'obéit pas à des règles déterminées.

LAQUE : Technique de peinture très difficile à réaliser, mariant des poudres de Pigments et des Essences volatiles et très nocives comme le Naphte, ou des Ethers Alcooliques. Obligation pour l'artiste de travailler avec un masque à filtres charbon, et dans une plage de température ambiante de 20 à 28°, sinon la matière fige ou catalyse.

LIANT : l'huile utilisée dans la peinture à l'huile pour véhiculer les pigments ou couleurs.

MARIE-LOUISE : Avant cadre, plat généralement, posé autour du sujet pour lui imprimer plus de profondeur. A ne pas confondre avec Marquise (Toiture de petite taille qui abrite les portes d'entrée).

MAROUFLER : coller une toile sur un panneau, un mur.

MODELE (modelé) : relief des formes représenté sur un dessin, une peinture ou une sculpture.

NOMBRE D'OR : Nombre inventé par les artistes de la Renaissance, proportion considérée comme très esthétique : 1+ Racine de 5 divisé par 2 = 1,618.

Formule utilisée en architecture, sculpture et peinture : deux dimensions sont entre elles dans la même proportion que la plus grande des deux avec leur somme.

ORTHOGONAL : perpendiculaire, en géométrie élémentaire.

PARCHEMIN : Matériau opaque ou transparent, lisse, convenant à la reliure, l'écriture, le dessin, obtenu par séchage d'une peau, chaulée (additionnée d'un lait de chaux pour neutraliser les traces d'acide), non tannée, de mouton, de porc, de chèvre ou d' âne.

PEINTURE AU COUTEAU : exécutée avec des spatules ou petites truelles.

PEINTURE METAPHYSIQUE : courant pictural italien du début du siècle dernier, baptisé par Carlo CARRA, et dans lequel s'exprime une transposition onirique de la réalité, au travers d'objets révélant une vie intérieure, le tout composé dans un espace architectural très épuré.

PERSPECTIVE ATMOSPHERIQUE : avec l'effet de la distance, déformation progressive des formes et des couleurs.

PERSPECTIVE LINEAIRE : avec l'éloignement du tableau, réduction des dimensions.

PIETA : tableau ou sculpture représentant une vierge de pitié.

PIGMENT : constituant organique, minéral ou synthétique qui, broyé, colore la peinture.

REPENTIR ou REPEINT : trace de peinture subsistant dans un tableau, après que l'artiste a modifié sa composition.

RETABLE : Dans une église, construction verticale portant un décor peint ou sculpté placé sur un autel, ou en retrait de ce dernier.

RONDE-BOSSE : ouvrage de sculpture pleinement développé dans les trois dimensions, par opposition aux reliefs.

SEPIA : liquide secrété par la seiche, brunâtre, utilisé pour les lavis.

STATUE CHRYSELEPHANTINE : en ivoire et or ou bronze doré.

SUITE : série de créations réalisées dans le même thème, à la fois différentes et complémentaires.

TEMPERA : peinture à émulsion faite à base d'œuf.

TERRASSE : partie plus ou moins plane sur laquelle repose le sujet (bronze).

TROMPE L'ŒIL : peinture qui donne l'illusion du relief (surtout murale).

TRAME : La TRAME est l'ensemble des fils tendus transversalement dans la toile, au contraire de la CHAINE dont les fils sont posés verticalement.

MENTIONS de PRESENTATION de certaines œuvres, lors de Ventes aux Enchères, ou figurant dans des catalogues, etc…

A la manière de… : pastiche (imitation de la manière, du style d'un artiste).

Atelier de… : œuvre réalisée (normalement) sous la direction de l'artiste concerné, ou dans son atelier (obligation d'une indication d'époque dans le cas d'un atelier familial qui aurait conservé le même nom pendant plusieurs générations.)

Attribué à… : œuvre non signée, qui peut être de la main de l'artiste, mais dont l'authenticité est parfois sujette à controverse. Certaines œuvres, non signées du vivant de l'artiste, sont authentifiées après la disparition de ce dernier, par ses ayant - droit, au moyen d'un cachet (tampon).
D'après… : œuvre qui est souvent une copie, d'un tableau ancien par exemple.

Ecole de… : œuvre qui a été réalisée sous l'influence de l'artiste concerné, en considérant un délai maximal de cinquante années après sa disparition.

Entourage de… : oeuvre qui a été réalisée par un contemporain de l'artiste cité, contemporain qui a subi l'influence de ce dernier.

Signature apocryphe : signature dont l'authenticité est douteuse.

Suiveur de : artiste qui peint, ou a peint dans le style d'un artiste connu, célèbre.

Pour être réputées authentiques, les oeuvres doivent être commercialisées, dans le certificat délivré, avec la mention « exécutée, ou réalisée par X…, ou bien de la main de X…., ou bien encore signature de X… »

Toutes les autres mentions sont à proscrire, car elles sont très souvent source de litige. Comme par exemple la mention "ce tableau est signé X", qui ne garantit en aucune manière que le tableau a bien été réalisé et signé par X.

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